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FESTIVAL DE SALZBOURG 2008
Concert Association of the Vienna State Opera Chorus
Mozarteum Orchester Salzburg
Du 2 au 25 août 2008
9 représentations
Charles Gounod: Roméo et Juliette
Nouvelle production en français avec sous-titres allemands et anglais
Yannick Nézet-Séguin, Chef
Bartlett Sher, Directeur de scène
Nino Machaidze, Juliette
Rolando Villazón, Roméo |
| Das Opernglas |
Septembre 2008 |
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Musicalement, il n’y a eu lors de cette soirée qu’un seul vainqueur, ce qui a quelque peu surpris, puisqu’on ne s’y attendait pas: ce fut le jeune chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin. Il faut le voir pour constater ce qu’il est capable de tirer de la partition avec l’orchestre du Mozarteum, dont chacun des membres était motivé jusqu’au bout des doigts, ce qui tenait réellement du prodige. Durant cette soirée, Nézet-Séguin était tout yeux, tout oreilles et ne laissait rien au hasard : qu’il s’agisse du jeu de l’orchestre ou de la coordination entre le chœur et les solistes sur scène, tout était à point. Les interventions de l’orchestre étaient effectuées avec exactitude et les solistes en venaient presque à ignorer le travail de la souffleuse tellement le chef d’orchestre connaît le texte par cœur sans avoir à exprimer un seul son – le jeune Canadien faisait apparaître comme par magie les merveilleux détails de la partition et ce, les uns après les autres. Il faisait ressortir les mélodies des duos amoureux, du prélude au premier aria de Roméo, avec une telle clarté, qu’elles nous semblaient avoir une sonorité raffinée. On ne peut qu’en être étonné et émerveillé. |
S. Mauβ
(Traduit de l'allemand par Marie-Elisabeth Morf et Louis Bouchard) |
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| The International Herald Tribune (New York Times) |
26 août 2008 |
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The splendid conductor Yannick Nézet Séguin, leading the Mozarteum Orchestra, extracts every ounce of drama from the score. |
George Loomis |
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| The Times (UK) |
24 août 2008 |
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The star of (the) show was the thrilling young Canadian conductor Yannick Nézet-Séguin, who took the Mozarteum Orchestra to previously unsuspected heights. |
Hugh Canning |
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| Variety.com |
19 août 2008 |
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The evening's stars are 33-year-old Canadian conductor Yannick Nezet- Seguin and the Mozarteum Orchester Salzburg, drawing a rich, idiomatic performance of Gounod's lush, romantic score. |
Larry Lash |
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| The Opera Critic (theoperacritic.com) |
19 août 2008 |
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Opera at its best
(...) Excellent chorus work too (Konzertvereinigung Wiener Staatsoper), and the Mozarteum Orchestra under Yannick Nézet-Séguin was an absolute joy! Conducting from memory, Nézet-Séguin seemed to breath life into every phrase of Gounod's score - truly inspired and multifaceted throughout the evening. |
Moore Parker |
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| Klassik.com |
15 août 2008 |
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Le véritable vainqueur de la soirée se nomme Yannick Nézet-Séguin. Il était au pupitre de l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg. Le chef de trente-trois ans, qui dirige l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal, prendra bientôt en main les destinées de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam. Le jeune maestro canadien n’a pas manqué de se rapprocher des oeuvres de Debussy et de leurs coloris impressionnistes. C’est avec une délicatesse inouïe qu’il a dirigé l’orchestre de Salzbourg, laissant magnifiquement s’illuminer les timbres. Il a démontré à quel point il était un réel artisan devant le lyrisme de cette œuvre qui est trop souvent interprétée comme une sucrerie décorée de fantaisies. On ne peut que féliciter M. Nézet-Séguin pour sa parfaite coordination avec la scène. On ne sera pas étonné d’apprendre que le Metropolitan Opera de New York frappe déjà à la porte du maître, lui qui a démontré autant d’aplomb dans sa direction. |
Prof. Egon Bezold
(Traduction : Marie-Elisabeth Morf et Louis Bouchard) |
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| Financial Times |
14 août 2008 |
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Yannick Nézet-Séguin conducted the Mozarteum Orchestra Salzburg with an urgency that suggested he thought Gounod’s opera really was a matter of life and death. |
Richard Fairman |
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| La Libre (Belgique) |
18 août 2008 |
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Autour du couple d'amoureux, belle galerie de seconds rôles (Mikhail Petrenko, Falk Struckmann, Russel Braun...), mais aussi et surtout la superbe direction musicale de Yannick Nézet-Seguin.
Ce jeune chef canadien, choisi par Valery Gergiev pour lui succéder au Philharmonique de Rotterdam, insuffle dans la partition un dynamisme constant, conforté il est vrai par quelques coupures opportunes. Et cette façon de trouver pour chaque moment le ton juste confirme qu'il est bien de la race des grands : on en reparlera ! |
Nicolas Blanmont |
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| Diapason (France) |
13 août 2008 |
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Applaudissements unanimes et nourris pour ce qui approcherait la routine n’était une flamme allumée dans la fosse – le jeune maestro canadien Yannick Nézet-Séguin... un bras, un élan, un souffle, un métier, un enthousiasme absolument irrésistible qui se transmet aussi bien à l’orchestre du Mozarteum, électrique, au chœur de l’Opéra de Vienne et aux solistes qu’à un public aimanté. Le jeune Levine avec déjà sa petite musique. |
Ivan A. Alexandre |
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| L'Express (France) |
26 août 2008 |
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...la direction de Yannick Nézet-Séguin, qui, une fois de plus, est parvenue à concilier précision et dramatisme, intimité et grandeur, en galvanisant une phalange à la réputation modeste. Successeur de Valery Gergiev à l’Orchestre de Rotterdam et futur chef principal invité du London Philharmonic Orchestra, Nézet-Séguin, à 32 ans seulement, est déjà une valeur sûre. |
Bertrand Dermoncourt |
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| Musical America |
22 août 2008 |
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Another major asset was the vivid conducting of Yannick Nézet-Séguin, who kept Gounod’s occasionally creaky score sounding amazingly free of dead spots. |
George Loomis |
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| Salzburger Nachrichten (les Nouvelles de Salzbourg) |
4 août 2008 |
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La première fut un succès unanime: des acclamations debout, spécialement pour ce couple formé avec bonheur, Rolando Villazon et Nino Machaidze. Des applaudissements également pour la troupe de musiciens et sa direction, ainsi que des rappels soutenus pour le chef d’orchestre canadien français de 33 ans, Yannick Nézet-Séguin et pour l’orchestre du Mozarteum. Nézet-Séguin dirige l’orchestre de manière physique mais s’exécute malgré tout « sans trop de flons flons » et déambule sans trop de sentimentalité à travers le romantisme français de Gounoud, le tout agrémenté d’un léger accent en provenance de la région de Bayreuth. |
Ernst P. Strobel |
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DrehPunkKultur Salzburg
(Plaque tournante de la culture à Salzbourg) |
3 août 2008 |
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Avec cette représentation, l’Orchestre du Mozarteum pourrait bien se retrouver dans les annales. De son côté, le jeune Canadien Yannick Nézet-Séguin maîtrise bien les styles et est compétent. Il ne laisse pas la musique nous écraser mais la laisse plutôt rayonner de l’intérieur. Le timbre fin des instruments à vent, l’élégance et la finesse des cordes, l’élasticité et la diversité des tempi modifiés, la respiration à l’unisson avec les chanteurs mais avant tout le chœur de l’orchestre: tout cela faisait en sorte que cette représentation était de niveau digne des grands festivals. Il est impressionnant de constater comment Yannick Nézet-Séguin garde un contact constant avec la scène et arrive en même temps à maintenir la coordination avec les chœurs. Non pas qu’un chef d’orchestre, ses musiciens et ses chœurs doivent effectuer tout le « boulot » pour que puisse ensuite se produire « l’équipe de rêves » formée des chanteurs solistes sur lesquels tous les yeux et les oreilles sont fixés : ce qui se passe dans la fosse d’orchestre et sur la scène avec les chœurs est tout au moins aussi important que ce qui se passe ailleurs. |
Reinhard Kriechbaum |
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| DER STANDARD (Vienne) |
4 août 2008 |
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A Salzbourg, (lors de la représentation) de Roméo et Juliette, la découverte fut le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin, qui vient à peine de fêter son 33ième anniversaire.
Une direction d’orchestre exquise.
Un ensemble musical parfait anime et vivifie les scènes autour du couple (Roméo et Juliette). Mais le plus étonnant se passe dans la fosse d’orchestre, où le chef Yannick Nézet-Séguin, avec sa gestuelle ample, se révèle une véritable trouvaille pour ce festival. Il réussit à traiter avec sérieux cette musique légère et ne se contente pas seulement de la déployer en ne nous montrant que sa superficialité sentimentale. C’est ici que le monde de Gounod devient un lieu d’émotions riche en contrastes, comprenant plusieurs niveaux, avec de charmants petits détours et des délicatesses musicales. Avec l’orchestre du Mozarteum, le chef arrive à beaucoup d’intensité et de poésie grâce à de grandes différenciations instrumentales. Il façonne de manière précise et consciente des moments qui deviennent captivants sur scène. Les nuages des quelques fausses notes produites par les instruments à vents n’ont eu que peu de conséquences. Une performance exquise! D’avoir donné la préférence à ce Canadien qui vient tout juste d’avoir 33 ans face au respectable Placido Domingo, voilà donc un pari réussi. |
Ljubisa Tosic |
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| Die Presse (Vienne) |
3 août 2008 |
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Le jeune chef Yannick Nézet-Séguin, aussi fougueux et enflammé que couronné de succès, a fait sensation. Il a réussi à stimuler « l’excellent » Chœur de l’opéra d’état et avant tout l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, dont les membres jouaient sur le bout de leurs chaises, pour les pousser à donner le meilleur d’eux-mêmes lors de cette représentation. Grâce à des tutti théâtraux, des coups de trombones dramatiques, de gracieux rubati dans d’intimes mélodies au violon où la douceur n’est jamais gluante, il a transformé la partition de Gounod, si souvent sous-estimée, en une grande œuvre offrant une large palette de coloris musicaux et d’ambiance. Un régal! |
Walter Weidringer |
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| KURIER (Vienne) |
3 août 2008 |
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La découverte (de ce festival) fut le chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin qui, avec l’orchestre du Mozarteum, a réussi à envoûter la salle avec une somptuosité de coloris sonores et son dynamisme. Il y avait longtemps que l’on avait entendu cet orchestre jouer de cette façon. |
Gert Korentschnig |
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| Kleine Zeitung (Le petit journal-Graz en Autriche) |
3 août 2008 |
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Même s’il n’est qu’au début de sa carrière, le jeune Yannick Nézet-Séguin a démontré son talent exceptionnel en dirigeant l’Orchestre du Mozarteum de manière aussi formidable. |
Ernst Naderi-Rainer |
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| Neues Volksblatt (Le nouveau journal populaire de Linz) |
4 août 2008 |
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L’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg fut sensationnel: engagé pour la première fois pour la présentation d’un grand opéra romantique dans le cadre du Festival, l’orchestre a justifié la pleine confiance qu’on avait en lui, avec son jeu empreint de la plus grande concentration et a fait preuve d’une discipline dynamique tout en produisant avec passion des sonorités volumineuses. Le Canadien Yannick Nézet-Séguin (33 ans) esquissait chacun des détails avec ses mains et son corps, animant le tout et au besoin, appliquant sereinement les pauses. |
Christoph Lindenbauer |
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| OE24.at (Autriche) |
3 août 2008 |
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Grâce au jeune maestro Yannick Nézet-Séguin, chef d’orchestre à Montréal et sous peu aussi à Rotterdam, on arrive à se rapprocher de la poésie et de l’extase. Il arrive à rendre audibles tout le charme mélodique et l’érotisme musical de l’opéra de Gounod avec l’Orchestre du Mozarteum, qui a joué de manière impeccable. |
Karl Löbl |
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| Frankfurter Allgemeine Zeitung (Francfort) |
3 août 2008 |
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Le meilleur chanteur fut le chef d’orchestre.
En fait, la réelle découverte de la soirée n’était pas sur scène mais bien dans la fosse d’orchestre car il accompagne en chantant (de manière inaudible) la partition au complet tout en suivant le rythme. Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin, qui vient de Montréal et qui est pratiquement inconnu ici (en Allemagne), donne le ton à l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg qui semblait sensiblement stimulé par ce plaidoyer flamboyant et insistant tiré de l’œuvre de Gounod, mais que l’on ne sent absolument pas sur scène. Et ne serait-ce que pour cela, cette représentation était justifiée.
Le jeune chef ne se déplace pas seulement de manière extatique, distrayante et théâtrale sur la surface musicale de cette œuvre qui alterne entre le grand opéra et le drame lyrique, mais il s’absorbe si sérieusement dans le charme spécifique de la partition que sa valeur exceptionnelle nous est soudainement révélée : la pureté et la clarté de nombreux cantilènes pastoraux, leurs fondus très discrets et délicats, le mélange des coloris pleins de nuances, rappelant la beauté des clair obscurs pré-impressionnistes, rappelant aussi certains traits préraphaélites du jeune Debussy abordant la thématique de la sensualité. À l’aide de mouvements choraux et de fugues archaïsantes, Gounod, qui était un fervent admirateur de Bach, a essayé de se tenir loin de toute piété démodée, essayant de conférer à l’amour même une aura de sainteté. Nézet-Séguin fait entonner cet hymne de sensualité réconciliée comme un moment à la fois de religiosité, d’esthétisme et d’érotisme, joué par un orchestre fabuleusement différencié avec des tonalités finement aromatisées et éthérées. |
Julia Spinola |
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| Berliner Zeitung (Le journal de Berlin) |
4 août 2008 |
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L’opéra Roméo et Juliette aurait dû être diffusé à la télévision car le chef d’orchestre canadien était considéré par les initiés comme celui qui dirigerait le spectacle à voir absolument. Le public est venu et a jubilé comme on le pensait. A la fin, l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg a cependant réussi à surclasser la Philharmonique qui elle avait joué de toutes ses forces. Tout comme Nézet-Séguin, qui lui n’a que 33 ans, a réussi à surclasser le vieux maître et doyen Muti. Il faut savoir de quoi il s’agit lorsque l’on aborde la musique de Gounod et comment on la jouait à cette époque, alors que les vraies sonorités orchestrales françaises n’existent à peu près plus (et l’école de chant à la française non plus) ; mais le jeune Yannick Nézet-Séguin a réussi à le démontrer de manière éblouissante avec l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg. Même là, il y avait des emphases mais en même temps, une culture différente face aux sonorités et une précision rythmique optimale qui sont probablement plus qu’une promesse d’avenir. On pourra le constater sous peu : en septembre, on pourra entendre cet orchestre, son chef ainsi que son altiste Tabea Carpenter, qui se produiront à Weimar dans des œuvres de Haydn, Bartok et Stravinsky. |
Jürg Strenzl |
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| Stuttgarter Nachrichten (Les Nouvelles de Stuttgart) |
4 août 2008 |
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Le jeune Canadien Yannick Nézet-Séguin, qui dirigeait l’Orchestre du Mozarteum, a donné une excellente performance et a réussi cela grâce à son don de communication précis, à une direction des chants et à un jeu instrumental bien équilibré. Mais c’est avant tout à cause du soin qu’il porte aux détails et grâce au déploiement de sensibilité qu’il apporte au délicat parfum de la partition que cela fut un succès. Sinon on pourra avoir l’impression qu’un opéra de Gounod ressemble à du Berlioz chanté par une quelconque voix banale. |
Susanne Benda |
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| Le Figaro (Paris) |
4 août 2008 |
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Le jeune chef Yannick Nézet-Séguin dirige avec un étonnant dynamisme, quoiqu’un peu ostentatoire, l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, qui met en valeur les différentes phases musicales du drame, de la sensualité à la mort. |
Jean-Louis Validire |
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| Münchner Merkur (Le mercure de Munich) |
4 août 2008 |
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La surprise de la soirée se trouve dans la fosse d’orchestre : Yannick Nézet-Séguin se lance sympathiquement et à cœur joie dans la pièce. Ce n’est pas une représentation couleur pastel mais bien plutôt un « Roméo » contemporain. Il faut voir comment le jeune Canadien s’active comme un animateur en plus de diriger ce grand ensemble avec une souveraine maîtrise. Mais il faut aussi constater comment il réussit à enflammer avec dynamisme et apprécier son rapport avec les rythmes, permettant ainsi des transitions souples. Bref, tout cela impose le respect. Sous sa direction, l’Orchestre du Mozarteum se rapproche presque de la qualité de l’Orchestre Philharmonique de Vienne. Et même le Chœur de l’opéra d’état semblait plus en forme que lors de sa présentation d’Othello. Comme prévu, le public y est allé de ses applaudissements. |
Markus Thiel |
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| Der Tagesspiegel (Le Miroir du Jour de Berlin) |
4 août 2008 |
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Mais le chef, âgé des 33 ans, plonge si profondément dans les méandres sentimentaux de la partition, les prend avec tant de merveilleux et de gravité qu’il arrive à soutirer aux cordes une densité, un souffle mélodique infini … Le jeune homme possède un don énorme, et avec un peu plus d’expérience (littéralement : avec un peu plus de gencives entre les dents!), il pourra sûrement nous le prouver. |
Christine Lemke-Matwey |
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| Kölner Stadt-Anzeiger (L’afficheur de la ville de Cologne) |
3 août 2008 |
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… et l’Orchestre du Mozarteum qui jouait avec une telle souplesse sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, soutenu en cela par le Chœur de l’opéra d’état, ont fait en sorte que cette troisième soirée de première du Festival de Salzbourg fut un succès. |
Markus Schwering |
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| Kölnische Rundschau (Le panorama de Cologne) |
3 août 2008 |
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L’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg sous la direction du chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin est parvenu, avec passion mais sans jamais de jeu incontrôlé, à créer les bases d’une représentation remarquable de cet opéra. |
Christian Fürst |
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| Hamburger Abendblatt (Le journal du soir de Hambourg) |
4 août 2008 |
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Quand un « showman » (talent artistique) comme le « newcomer » (nouveau venu) Yannick Nézet-Séguin se précipite presque de la fosse d’orchestre en direction de la scène, il le fait pour amener l’Orchestre du Mozarteum à un niveau de « Soundtrack » (bande sonore) classique pour augmenter la température ambiante. |
Joachim Mischke |
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| Donau Kurier (Le courrier du Danube en Autriche) |
3 août 2008 |
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Cette œuvre artistique totale, à cause de l’engagement de tous les participants et de la presque génialité du jeu de l’Orchestre du Mozarteum, sous la direction vitale du Canadien Yannick Nézet-Séguin, a sans doute été le point culminant de ce festival jusqu’à maintenan. |
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| KlassikInfo.de (Information classique.de en Allemagne) |
3 août 2008 |
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On a aussi l’impression qu’il peut y avoir autre chose dans la musique. Sous la direction du jeune chef d’orchestre, Yannick Nézet-Séguin, qui vient de Montréal et qui est âgé de 33 ans, l’Orchestre du Mozarteum a magnifiquement joué pour la première fois au Festival de Salzbourg dans le répertoire de la « grande musique d’opéra ». On sait que le travail de longues années passées sous la direction d’Hubert Soudant, qui avait donné une grande importance au répertoire français, avait bien préparé le terrain. Nézet-Séguin a donné au public un avant-goût du répertoire musical de Gounod, avec ses sonorités de cuivres pâteux et des mouvements de cordes jamais aigus ni insolents. L’œuvre nous a été magnifiquement présentée grâce à l’excellente préparation des solistes qui étaient en parfait accord avec le chœur de l’opéra d’état de Vienne. Le rythme entraînant et les sentiments provenaient du même moule et formaient un tout : il était admirable de voir avec quelle aisance Nézet-Séguin coordonnait tous les participants tout en les inspirant. |
Laszlo Molnar |
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| Stuttgarter Zeitung (Le Journal de Stuttgart) |
4 août 2008 |
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D’abord, il y a un jeune homme en provenance du Canada qui s’approche de la scène : Yannick Nézet-Séguin…. les résultats sont impressionnants. Dès le premier fugato en ouverture, il amène l’orchestre à un niveau de célérité qui s’approche du somnambulisme et va à la recherche de progressions imposantes, tout en réservant les fortissimo. … Il (l’Orchestre du Mozarteum) prouve qu’il est un orchestre de premier niveau qui peut même éclipser (à l’occasion) la Philharmonique de Vienne. On remarque que les musiciens ont depuis longtemps reçu un entraînement qui va bien au-delà des pratiques usuelles. Leur musique est aussi sûre que les chamois déambulant en montagne, libre de ces gémissements dominants, possédant une concision rythmique fabuleuse et une clarté comme une nuit étoilée, conforme à la plume de Berlioz. Nézet-Séguin a travaillé de main de maître et les musiciens ont joué cette oeuvre comme s’ils avaient attendu des années pour la jouer. |
Wolfram Goertz |
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| Abendzeitung (Le journal du soir de Munich) |
3 août 2008 |
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Festival de Salzbourg: L’opéra de Gounoud Roméo et Juliette avec Villazon et Machaidze dans les rôles titres, a surtout eu du succès grâce à la musique du chef d’orchestre canadien français Yannick Nézet-Séguin. Il a dirigé comme s’il s’agissait de l’opéra « Tristan » de Wagner.
On a pu compter sur la musique
Le metteur en scène, M. Sher, a pu compter dans les moments difficiles sur la musique, sous la direction du chef d’orchestre canadien français, Yannick Nézet-Séguin. Ce qui représente pour lui un début vraiment sensationnel à Salzbourg. Dans son oeuvre, Gounod a quelquefois atteint les limites de la trivialité. Mais le chef Nézet-Séguin n’a rien balayé sous le tapis. Au contraire : il a amené l’Orchestre du Mozarteum, qui était dans sa meilleure forme, à jouer avec sérieux comme si l’on avait joué le « Tristan » de Wagner. Le résultat lui donna raison. |
Volker Boser |
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| Deutschlandradio Kultur (Allemagne) |
3 août 2008 |
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Mais la « star » de la soirée est sans contredit le chef d’orchestre : Yannick Nézet-Séguin. C’est un grand plaisir que de le voir évoluer – et ceci est facile quel que soit le siège où l’on est assis à l’intérieur de la salle du Felsenreitschule (Manège des Rochers) – et de constater avec quelle énergie et avec quelle gestuelle expressive il transpose la musique de Gounod et comment l’orchestre du Mozarteum le suit avec empressement. Il n’interprète pas seulement dans une direction mais rehausse aussi avec insistance le raffinement de la valse, la dramaturgie quelque peu brusque et le « Liebestod » de manière presque sacrale. |
Bernhard Doppler |
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| Wiener Zeitung (Le journal de Vienne) |
4 août 2008 |
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Le jeune chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin a réussi à obtenir une profusion de couleurs, de nuances et de clairs-obscurs – un réel feu d’artifice sonore avec de prodigieux effets et une grande puissance. Et cela est comparable avec la performance de l’Orchestre Philharmonique de Vienne, dont la représentation d’aujourd’hui au Festival de Salzbourg était tout autre que spectaculaire. |
Jörn Florian Fuchs |
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| Agence France Presse (AFP) |
3 août 2008 |
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La fosse ajoute de la tension dramatique sous la direction ample et vitaminée du Canadien Yannick Nézet-Séguin, qui fait à 33 ans des débuts remarqués au festival. Le Québécois défend cette musique avec passion à la tête de l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, dont l’engagement prouve bien qu’il ne prend pas cette musique à la légère. |
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| Basler Zeitung (Le journal de Bâle) |
3 août 2008 |
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L’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, sous la direction du jeune chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin, fut aussi formidable. De longs applaudissements soutenus et vigoureux accompagnant la première représentation de cet opéra au Festival de Salzbourg de cette année, ont démontré l’approbation entière du public. |
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| Neuen Zürcher Zeitung (Le Nouveau Journal de Zurich) |
5 août 2008 |
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Le déploiement des voix est essentiellement dû au chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin. Le jeune canadien français, qui sera sous peu le successeur de Valery Gergiev à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, n’est pas seulement un accompagnateur des plus sensibles; en plus d’avoir l’oreille très fine, il laisse littéralement l’Orchestre du Mozarteum se régaler avec les mélismes tantôt opulents et tantôt finement travaillés de Gounod. Mais il garde néanmoins cette grande machine orchestrale bien en main. Ici, on ressent la même énergie, la même impulsivité et le même dynamisme que ce l’on avait déjà ressentit à l’époque avec Minkowski au début de sa carrière. Et c’est grâce à Nézet-Séguin qui assure une tension dramatique. |
Marianne Zelger-Vogt |
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Place des Arts – Salle Wilfrid-Pelletier
L’Opéra de Montréal
Du 24 mai au 7 juin 2008
5 représentations
Puccini : Madama Butterfly
Moffatt Oxenbould, mise en scène
Orchestre Métropolitain du Grand Montréal
Yannick Nézet-Séguin, direction |
| La Presse |
26 mai 2008 |
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(…) Dans la fosse, Yannick Nézet-Séguin suit parfaitement les chanteurs et obtient de son Orchestre Métropolitain un commentaire toujours vivant (…) |
Claude Gingras |
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| Le Journal de Montréal |
25 mai 2008 |
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(…) Du côté de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et de son chef Yannick Nézet-Séguin, rien à redire. Le meneur est toujours aussi déchaîné qu'à son habitude, et il a su donner la juste dose d'émotion aux pièces. (…) |
Philippe Meilleur |
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| Res musica |
28 mai 2008 |
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L’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, sous la direction de leur chef Yannick Nézet-Séguin, toujours attentif aux chanteurs, distille cette partition avec précision et éclat. |
Jacques Hétu |
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