Accueil   English

 

     Nouvelles

     Message

     Biographie

     Discographie

     Agenda

     Presse
          Concerts
          Opéras
          Disques
          Entrevues

     Galerie

     Information

     
Concerts  |  Opéras  |  Disques  |  Entrevues

London Philharmonic Orchestra
10 octobre 2008
www.classicalsource.com 12 octobre 2008  

This concert – very much in the old Friday night “Classics for Pleasure” mould (and none the worse for that) – marked Canadian conductor Yannick Nézet-Séguin’s first concert as the London Philharmonic’s Principal Guest Conductor. He first conducted the orchestra in May last year and his star is rising, as he has also just taken over from Gergiev at the helm of the Rotterdam Philharmonic, in addition to his long-standing duties with Montreal’s Orchestre Métropolitain. Short and energetic, but with an ability to suddenly adopt a very still, flowing conducting style, Nézet-Séguin was certainly a hit at this concert. Extraordinarily, the programme bore an amazing similarity to one of this season’s BBC Proms, again conducted by a young conductor from the New World. Indeed the first piece was exactly the same and the concerts both ended with French orchestral masterpieces, flanking a contemporary Swedish concerto, played in each case by a Swedish soloist who was not only asked to play but also required to dance, mime, pirouette and – in this case – vocalise. Where Gustavo Dudamel and the Gothenburg Symphony were joined at the Royal Albert Hall (13 August) by clarinettist Martin Fröst in Anders Hillborg’s Peacock Tales and ended with what I dubbed in my Proms round-up as ‘Symphonie bombastique’ (which is everything you need to know about what I felt about the performance), Nézet- Séguin had the irrepressible trombonist Christian Lindberg in Jan Sandström’s second (revised) trombone concerto, based on Don Quixote, before returning to Ravel, for his ever-popular orchestration of Mussorgsky’s piano masterwork. There’s no doubt that Nézet-Séguin scored heavily over Dudamel, especially in the orchestral classics. While I wouldn’t necessarily want him as my partner on “Strictly Come Dancing”, he certainly knows a waltz rhythm better than Dudamel, and also has a fantastic ear for balance and sonority, with timbres suddenly coming into focus that don’t seemed to have registered before. There was a sense of an edifice teetering and crumbling, all the more so because the LPO players (as they had for Kurt Masur two nights earlier) were on top form. There was the same keen musicality on display in the Mussorgsky/Ravel, encouraging excellent solo work from saxophonist Martin Robertson in ‘Il Vecchio Castello’ (accompanied relentlessly by John Price’s bassoon tread, another detail that seemed ‘new’) and Paul Beniston’s trumpet, mimicking Schmuyle’s shivering in the portrait of the two Jews later. The chords of ‘Catacombs’ were also wonderfully layered in both brass and strings. Nézet-Séguin had certainly made his mark and he got a tremendous reception from both audience and orchestra. With Dudamel a regular visitor with fellow RFH residents, the Philharmonia, it will be fascinating to watch these two conductors develop over the next few years – perhaps Masur’s choice of symphony two nights earlier was prophetic: ‘From the New World’ indeed! (...)

Nick Breckenfield 

La Presse Canadienne 11 octobre 2008  

Nézet-Séguin dirige son premier concert avec l'Orchestre philharmonique de Londres

LONDRES — C'est la saison des premières pour Yannick Nézet-Séguin en Europe. Après avoir officiellement pris ses fonctions de directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, il a donné vendredi son tout premier concert en tant que principal chef invité de l'Orchestre philharmonique de Londres.

Pour le jeune chef québécois qui n'avait joué qu'une seule fois avec l'orchestre londonien, le rendez-vous de vendredi soir était une "date très importante". Et pour cause: il n'avait pas revu l'orchestre depuis le "coup de foudre" de mars 2007 qui avait mené à l'annonce de sa nomination l'automne dernier.

"À cause de nos calendriers, plus d'un an a passé. Il y a donc beaucoup d'attentes de ma part et de leur part. Mais je crois que ces attentes vont être comblés à la lumière de la première répétition", expliquait le chef quelques jours avant de prendre place sur le piédestal du Royal Festival Hall, au bord de la Tamise.

Pour l'orchestre, l'arrivée de Yannick Nézet-Séguin comme principal chef invité marque un tournant important. L'année dernière, leur chef principal, Kurt Masur, a tiré sa révérence à l'âge de 80 ans pour céder sa place à Vladimir Jurowski, un chef dans la trentaine. L'arrivée du jeune québécois complète donc le changement de garde.

Timothy Walker, le directeur artistique de l'orchestre qui est à l'origine de ce rajeunissement, précise avoir vu Yannick Nézet-Séguin pour la première fois en 2004. Son impression? "J'ai tout de suite vu que Yannick Nézet-Séguin était un des chefs parmi les plus excitants de sa génération", assure-t-il. En tant que chef principal invité, Nézet-Séguin doit donner quatre concerts par année. Le contrat est d'une durée de trois ans, mais est généralement prolongé, précise Timothy Walker. Le directeur artistique souhaite également que l'orchestre fasse des enregistrements et des tournées avec le chef québécois.

L'orchestre londonien possède d'ailleurs une longue expérience des tournées à l'étranger. Il fut le premier orchestre occidental à jouer en Russie, puis en Chine. L'orchestre qui doit se rendre aux États-Unis l'année prochaine, espère également franchir le 45ème parallèle et jouer soit à Montréal, Toronto ou Ottawa. "Nous sommes en train de négocier", soutient le directeur artistique.

Yannick Nézet-Séguin devrait également diriger des opéras avec le Philharmonique de Londres qui est l'orchestre attitré du prestigieux Festival de Glyndebourne. Mais son emploi du temps est tellement chargé qu'il n'est pas encore parvenu à déterminer une date pour ce faire. "On a des difficultés avec les dates parce mon agenda s'est rempli mur à mur jusqu'à l'été 2012, au cours de la dernière année", admet le jeune chef.

Pour le concert de vendredi, Yannick Nézet-Séguin et l'orchestre ont proposé un programme assez exubérant où les cuivres et les percussions ont tenu le public en haleine. Après La valse de Maurice Ravel, le chef d'orchestre a invité le tromboniste Christian Lindberg à prendre le devant de la scène. Ce dernier a interprété avec aplomb et beaucoup d'humour, une délirante composition de Jan Sandstrom, Cantos de la Mancha. Après cet intermède comique, l'orchestre a conclu sur une pièce de Modeste Moussorgski : Tableaux d'une exposition. Et, à en juger par les applaudissements fort nourris, il semble que le fameux "coup de foudre" entre les musiciens et le chef québécois de mars 2007, se soit étendu aux spectateurs en octobre 2008.

Yves Schaëffner 

www.classiquenews.com (France) 13 octobre 2008  

Nézet Séguin, de Londres à Rotterdam

Le chef québécois, Yannick Nézet-Séguin, maestro émergeant parmi la nouvelle génération des chefs d'orchestre, qui vient de prendre ses fonctions commedirecteur musical de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, a donné vendredi 10 octobre dernier, à Londres (Royal Festival Hall, au bord de la Tamise), son tout premier concert en tant que principal chef invité de l'Orchestre philharmonique de Londres, phalange qu'il n'avait pas dirigé depuis leur coup de foudre réciproque, en mars 2007.

Le Philharmonique de Londres vit des heures décisives et exaltantes. En 2007, leur chef principal, Kurt Masur (80 ans) a cédé sa place au trentenaire, Vladimir Jurowski. L'arrivée à ses côtés du chef invité principal, Nézet-Séguin confirme le renouvellement de style. Le chef québécois dirigera ainsi l'Orchestre londonien, pour 4 concerts annuels, selon son contrat qui court jusqu'en 2011.

Programme dirigé le 10 octobre 2008 par Yannick Nézet-Séguin: La valse de Maurice Ravel, Cantos de la Mancha de Jan Sandstrom, et Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski : Tableaux d'une exposition.