Ravel en majesté
« Audace payante pour l’Orchestre philharmonique de Rotterdam et son chef Yannick Nézet-Séguin. Présenter un programme tout Ravel au Théâtre des Champs-Élysées équivaut à se soumettre à de dangereuses comparaisons. Le triomphe remporté tant la version intégrale de Daphnis et Chloé que dans les mélodies de Shéhérazade apparaît comme une victoire méritée. »
« D’abord, il y a la qualité de l’orchestre. » … « à l’onctuosité lumineuse et claire des cordes s’ajoute la puissance sans brutalité, les couleurs incroyable de l’harmonie, sa virtuosité, que le chef fera d’ailleurs longuement acclamer à la fin du concert en invitant plusieurs fois chaque pupitre à se lever. »
« il y a de la part de Yannick Nézet-Séguin une manière assez enivrante d’approcher la partition tellement complexe de la version intégrale du Daphnis et Chloé de Ravel. »
« Dans une splendeur sonore permanente, en prenant son temps, en laissant toujours respirer la musique, en parvenant à mettre en lumière toute l’habileté de l’écriture de Ravel avec ses références à la tradition comme avec ses audaces modernisantes et souvent d’avant-garde, en trouvant à créer une matière sonore d’une soyeuse sensualité très française, si l’on peut dire, et en tout cas bien différente de celle mise à la mode par les musiques orientalisantes souvent pratiquées par les Ballets Russes, le chef sait donner vie à tout un univers d’une richesse magnifique, à laquelle contribue largement le chœur de la Wiener Singakademie. »
« Une fête sonore »
Timbre clair et fruité, bel agencement de nuances fidèles tant au texte qu’à la musique, c’était la Antonacci au meilleur d’elle-même et un Ravel d’une appréciable exactitude. » |