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Yanncick Nézet-Séguin - Les éloges fusent de toutes parts
Marie-Joëlle Parent - Canoë
6 janvier 2010
NEW YORK - Opération charme réussie pour Yannick Nézet-Séguin. Pour sa première au prestigieux Metropolitan Opera, le chef d'orchestre québécois reçoit les éloges de toute la presse new-yorkaise.
La première de l'opéra Carmen a eu lieu le 31 décembre et les louanges ne font que tomber depuis. En voilà un qui commence l'année 2010 du bon pied. Toute la presse, et inutile de préciser que les critiques new-yorkais ne font pas de cadeaux, s'accorde pour dire que sa direction fut un succès.
À 34 ans, le chef est promu à un bel avenir aux États-Unis si l'on se fie aux critiques, qui le qualifient toutes «d'étoile montante».
«Yannick Nézet-Séguin a fait un début réussi dans la fosse, il a réussi à maintenir une verve trépidante sans lésiner sur l'introspection. Il a aussi appliqué une sensibilité de musique de chambre à l'oeuvre tout en accompagnant ses chanteurs avec sympathie», a écrit la journaliste du Financial Times, tout en donnant une note de 3/5 à l'oeuvre.
Le critique musical de l'Associated Press a souligné l'assurance du jeune chef. «Dès les premières mesures, Nézet-Séguin fait preuve d'une assurance rare et d'une capacité à fusionner en un tout cohérent les éléments lyriques et dramatiques de la partition».
Le Wall Street Journal parle de performance «musclée et enflammée» et d'une «soirée passionnante».
Le New York Post qualifie sa direction d'«étincelante». «Le jeune maestro canadien a conduit l'orchestre presque à ses limites dans une ouverture frénétique, enchaînant avec une lecture dynamique qui met en lumière les racines de l'oeuvre théâtrale».
«Un cyclone canadien»
Le critique du New York Times a décrit sa direction comme tonifiante, agile et rafraîchissante, et ce, même «s'il a entamé le prélude à un tempo casse-cou et frénétique».
«Le succès de la soirée est dû en grande partie à la direction inspirante de Yannick Nézet-Séguin. Il affiche une assurance rare et une capacité à façonner les éléments lyriques et dramatiques de la partition pour en faire un tout uniforme», a conclu le réseau ABC.
Nézet-Séguin était de retour derrière son lutrin hier soir et se produira au MET cinq autres fois jusqu'à la fin janvier. Il dirigera un nouvel opéra chaque année pendant cinq ans pour la prestigieuse compagnie. «C'est énorme!» avait-il glissé en entrevue plus tôt cet automne, alors qu'il s'apprêtait à diriger l'orchestre du Festival Mostly Mozart au Lincoln Center, sa toute première new-yorkaise. Là aussi, les critiques avaient été positives.
«Il vient, il dirige et on l'invite à nouveau», avait décrit le New York Times dans un portrait intitulé «Un cyclone canadien arrive en ville». Il sera aussi de retour à New York en février avec l'Orchestre Philharmonique de Rotterdam.
Dans les journaux new-yorkais, on explique comment prononcer son nom de famille de la façon suivante: «Nay-ZAY say-GHEN».
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